L’Institut en Santé Génésique (78)

L’ISG est un espace d’accueil, d’écoute, d’orientation et de suivi des femmes victimes de violences., ainsi qu’un centre de formation et d’information de l’ensemble des acteurs de santé et de la société civile, sur la prise en charge spécifique des femmes victimes de violence. Pierre Foldes, Président et cofondateur de l’Isg et Frédérique artz, confondatrice et directrice, répondent à nos questions.

A quels types de violence êtes-vous confronté-e-s ?
Nous sommes confrontés à tous type de violences, qu’elles soient sexuelles et mutilatrices (viol, violence intrafamiliale, au sein du couple, mariage forcé, excision…), pscyhologiques ou économique (prostitution, esclavage moderne, etc.).

Quelle est la spécificité du centre ?
L’ISG est une organisation multidisciplinaire où la victime se voit proposer en temps réel la totalité des services entrant dans le traitement et la résolution de ses problèmes. Son activité d’accueil s’articule autour d’une première écoute, puis d’une orientation vers l’ensemble des métiers nécessaires à la prise en charge. Juristes, travailleurs sociaux, infirmières, médecins, psychologues sont présents et interviennent selon les besoins. Le principe consiste à mettre en phase les différents métiers sous une forme contrôlée et protocolisée. L’accent est mis sur la pérennité et l’efficacité des actions. Les femmes sont suivies jusqu’à résolution de leur situation.
Nous sommes aussi le premier centre qui propose une réparation de l’excision, avec mise en place d’un suivi psychologique sur le long terme.

Diriez-vous que vous avez une approche féministe des violences faites aux femmes ?
La prise en charge effective et efficace des victimes de violences nécessite une libération et une pérennisation de la parole des femmes, ainsi qu’une lutte constante pour le respect de leur intégrité. La prise en compte permanente de leur vulnérabilité et des multiples facettes de leur agression implique un engagement total dans la défense de leur personne. En ce sens, ce combat est essentiellement féministe.

Comment êtes-vous financés aujourd’hui ?
L’ISG a été créé sur les fonds privés de ses fondateurs. Quelques donations privées et des subventions ont permis le démarrage des activités bénévoles. L’Institut est en attente de plusieurs dossiers de subvention. Des solutions de mécénat sont aussi à l’étude.

Quels sont vos projets dans les prochains mois ?
Le premier défi est de faire face à l’augmentation de la demande effective. Il est prévu de renforcer l’équipe par des postes rémunérés dans le cadre de l’accueil. Des partenariats et conventions sont en cours de finalisation. Le renforcement du réseau national et international est un autre objectif.

Justine