Les violences sexuelles dans l’enseignement supérieur

Au printemps 2015, une étudiante en art à la Columbia University de New-York décide de se déplacer tous les jours sur le campus avec un matelas symbolisant le viol qu’elle a subi dans l’année. Cette dénonciation fit le tour du monde et avait pour objectif de dénoncer le silence assourdissant qui pèse aujourd’hui encore sur les agressions sexuelles et les viols. Les campus américains (qui sont chargés de pouvoirs de police sur le campus, contrairement à la France) semblent désormais dans l’œil du cyclone, mais cette histoire doit nous rappeler que l’enseignement supérieur n’est pas imperméable à la société et que les violences sexuelles y sont aussi une réalité. Sur les campus, la peur de représailles ou d’ostracisme conduit souvent les victimes à garder le silence. Face à la difficulté pour les victimes de témoigner de la violence et du traumatisme subi, il est nécessaire de mettre en place des cellules d’accompagnement pour recueil- lir la parole des victimes et agir. En France, le CLASCHES (collectif de lutte contre le harcèlement dans l’enseignement supérieur) édite des guides pédagogiques dont se servent bon nombre d’écoles ou d’universités pour mettre en place une cellule contre le harcèlement, et qui inspirent des associations féministes comme « Ponts Safe Place » aux Ponts et Chaussées qui vient d’éditer son propre guide.

Arsène